Mardi 5 Fevrier 2008
Look the ring !
Eu égard à mon âge, et avant de rencontrer l'HdMV, j'ai eu quelques relations amoureuses (il fallait bien que jeunesse se passe, elle s'est d'ailleurs plutôt bien passée, merci !), parmi lesquelles se sont trouvés des boulets mais aussi des hommes biens (heureusement d'ailleurs parce que sinon j'aurais pu envisager de me convertir à l'art difficile de finir vieille fille).
Il se trouve que le pénultième (parce que le dernier je le garde, il ne pourra pas s'échapper) faisait partie de la catégorie "les 10 plaies d'Égypte" sauf que lui c'était les 10 à lui tout seul !
Bref, quand il en avait fini avec ses potes, son ordinateur, ses jeux vidéo et sa moto, je pouvais éventuellement espérer 5 minutes, en gros je ne vivais pas avec quelqu'un, je vivais à côté de quelqu'un, c'est d'ailleurs une des multiples raisons (et pas la pire) qui nous ont fait nous séparer.
Il n'était pas uniquement avare de son temps, il l'était aussi de son attention : par exemple lorsqu'il s'agissait de m'offrir quelque chose (non pas que je sois le genre de femme à réclamer des fleurs et des cadeaux tous les jours, je vous jure, demandez à l'HdMV !) lors des occasions classiques (mon anniversaire ou Noël par exemple) et bien, soit je m'achetais quelque chose qu'il me remboursait (quand même !), soit.... ben en fait, rien, parce que faire l'effort de deviner ce qui aurait pu me plaire lui semblait sans intérêt.
Comme beaucoup de filles, j'avais un peu (un tout petit peu) envie qu'il m'offre une bague; oh ! je ne demandais pas une bague à 1 million de dollars, j'aurais juste voulu qu'il me surprenne en m'apportant ce joli cadeau, que je lui avais gentiment décrit (on ne sait jamais) en précisant bien la couleur de l'or, la couleur de la pierre et mon tour de doigt... Bon, il a fallu que je pleure pour l'avoir ma bague et que j'aille à la bijouterie pour l'aider, alors que je lui avais offert une moto avec mes économies (oui, c'est mesquin de ma part, mais je ne veux pas calculer la différence d'investissement, ça me colle le tournis)...
Du coup, le choc que ça a été lorsque j'ai commencé de vivre avec l'HdMV !
Déjà, cela ne faisait pas 2 mois que nous étions ensemble qu'il m'offrait exactement ce dont je rêvais pour Noël... Ok, à la demande générale, je vous le dis, MAIS je ne veux entendre personne ricaner sous peine de sortilège désagréable et immédiat (rapport au fait que je suis une méchante sorcière) ! Il s'agissait du DVD de Cendrillon, la saison 1 de Desperate Housewives et la paire de Doc Martens vernie rouge qui me faisait de l'œil depuis le lycée... Je vous préviens j'ai les noms de ceux qui ont pouffé!
Cette année c'était notre troisième Noël ensemble, et vu que nous avions vendu les gnomes à leur mère qui les emmenait au ski, nous nous sommes offert une petite escapade romantique à Amsterdam. Comme je suis une excellente chasseuse (si, si vous me verriez revenir triomphante de la chasse au pain ou aux fruits et légumes, vous seriez épatés), j'ai donc vaincu le Dahu (trouver le cadeau parfait pour l'HdMV), et j'étais super fière de moi. Par contre, je n'avais pas la moindre idée de ce que l'homme le plus merveilleux du monde avait pu choisir...
Donc, après moults promenades, câlins devant les canaux pas gelés (il faut dire que quand j'étais petite j'ai lu "les patins d'argent"... Quand on parle du réchauffement de la planète !) et petits dîners en amoureux (encore une digression : nous avons découvert une pizzeria kitschoune à souhait mais dont le service était divin et les pizzas à tomber, repas avec vin, plat, dessert et café pour 50 euros à 2 un truc qui n'existe plus à Paris, ou alors il faut qu'on me donne l'adresse) nous en arrivons au soir du 24 décembre : je fais ma belle avec une robe en soie et une veste en cuir - en gros, j'étais congelée - nous arrivons devant un restaurant indien super chic (vous aurez remarqué que la cuisine néerlandaise n'est pas très réputée), nous nous installons.
La carte et les coupes de champagnes arrivent, mon amoureux qui trépigne littéralement d'impatience depuis un mois me dit que ce serait bien que nous ouvrions nos cadeaux...
Je dégaine donc la merveille choisie pour lui avec soin, migraine et surtout amour. Puis, il sort de son sac un paquet cadeau portant le nom d'une chaine de parfumerie réputée; je l'ouvre, et découvre l'édition limitée de mon parfum préféré (Eau de Minuit de Lolita Lempicka pour ne pas la nommer), je suis très contente mais je me demande pourquoi il avait tant stressé à l'idée que cela ne me plaise pas... Et c'est là, que l'air d'un gamin, il me tend le vrai cadeau...
J'ouvre l'écrin et je refais le coup de la fontaine Wallace (avec discrétion, il y avait du monde dans le resto) :
C'était THE bague, celle que si on m'avait demandé de la décrire, c'était celle là ! Et en plus c'est vraiment celle de la photo. Ça a été le plus beau Noël de toute ma vie !
Par sandra mechante-maratre, Mardi 5 Fevrier 2008 à 23:13 GMT+2 dans maratre détendue




