les Tondeuses à gazon
Pour le moment rien ne m'a tenté dans les C, ce que fait que j'en arrive tout naturellement au D comme Stephanie Doyon. Elle est américaine et, à mon humble avis, a beaucoup aimé les livres de John Irving, il y du "monde selon Garp" dans ce livre.
Le titre "les tondeuses à gazon" m'a interpellée, et une petite lecture rapide du résumé m'a convaincue.
Dans un petit bled des Etats-Unis, coincé entre 2 "grandes" villes, la vie s'écoule, morne. Le train ne passe même plus car les habitants du cru ont entendu dire par la cousine de la belle-mère de l'oncle de leur voisin qu'en ville on se fait dépouiller de ses économies, alors après un an d'exploitation la SNCF locale a préféré jetter l'éponge. Et puis partir ? Pour quoi faire ? Les personnages sont des loosers, pas méchants, juste désabusés. Dans ce vivier de désespérés de la vie, deux petits garçons vont se cotoyer, l'un est le dernier d'une tribu de 10 enfants et il est le seul garçon, ses soeurs sont de vraies virago qui lui en font voir de toutes les couleurs et dont la réputation lui pèsera pendant toute sa scolarité, l'autre enfant unique est "parfait", toujours serviable, bien habillé malgré sa pauvreté, sociable, bref, le chouchou de la ville. La vie va s'écouler dans cette ville sans avenir, et ces deux enfants vont grandir, se marier...
L'auteur semble avoir une tendresse toute particulière pour ces personnages sans envergure, elle nous les rend attachants, on ne rit pas aux éclats, mais on sourit, et l'on se sent empreint de mélancolie quand on referme ce livre que j'ai dévoré d'une traite.
Par sandra mechante-maratre, Mercredi 30 Avril 2008 à 11:21 GMT+2 dans 26 livres à lire ! Si, si, je vais y arriver (article, RSS)




